รtre prรฉsent sans รชtre envahissantโฆ
Contrรดler sans tracasserโฆ
Dissuader sans employer la force.
Telle est dรฉsormais la devise de nos forces de maintien de lโordre. Une nouvelle maniรจre dโassurer la sรฉcuritรฉ des personnes et des biens, une marque de fabrique que lโon pourrait appeler, sans triomphalisme ni pรฉdantisme, ยซ le maintien de lโordre sympathique ยป.
Et qui mieux que nos compatriotes pour attester du fait ???
Pas un mot de trop, pas de geste dรฉplacรฉ, aucune menace dโaucune sorte de la part des gendarmes ou des policiers. Les injonctions et autres admonestations de jadis ont depuis รฉtรฉ remplacรฉes par le discours dโinformation et de sensibilisation. Le citoyen nโest plus le mal venu que lโon tient ร distance, encore moins le suspect que lโon poursuit dโun regard soupรงonneux.
Pour nos forces de maintien de lโordre, le citoyen a droit ร tous les รฉgards, ร toutes les faveurs et tous les privilรจges que lui reconnaรฎt la loi. Au nombre de ces รฉlรฉments de protection, figure en bonne place la libertรฉ de mouvement. Aussi est-il recommandรฉ quโautant que faire se peut, des passages sรฉcurisรฉs soient maintenus ouverts, pour permettre ร celles et ceux qui en รฉprouvent le besoin, de vaquer sereinement ร leurs occupations.
La voie publique, comme son nom lโindique, ne saurait donc รชtre livrรฉe aux mains des professionnels de lโรฉmeute, ceux-lร mรชmes qui, prenant exemple sur les pays ayant des longueurs dโavance dans la dรฉchรฉance, veulent obliger notre pays ร dรฉvaler quatre ร quatre, les marches de lโรฉchelle menant au dรฉsastre. Il sโagit donc de barrer la route ร ces agitateurs.
Toujours dans leur mission statutaire, nos forces de maintien de lโordre et de sรฉcuritรฉ se doivent de sโassurer de la compatibilitรฉ entre un lieu quelconque accueillant la foule, et le volume de ladite foule. Cette opรฉration qui peut sโapparenter ร de la discrimination, vise simplement et essentiellement, ร รฉviter en mรชme temps quโun trop plein de personnes, les consรฉquences souvent terribles de mouvements dโune foule mal contenue.
Les enceintes et les abords des terrains de jeu, des tribunaux, des lieux de dรฉtente, parmi tant dโautres, rรฉpondent ร la qualification de milieux ร risques, requรฉrant ainsi la mise sur pied de mesures de sรฉcuritรฉ prรฉventives et actives de divers niveaux, chacune de ces mesures correspondant ร un degrรฉ de menace sur les individus et les biens.
En soi, aucune trouvaille dans cette faรงon de procรฉder, si ce nโest lโhumanisme et la souplesse qui prennent progressivement le dessus sur le dรฉdain et la brutalitรฉ. La distance suspicieuse a รฉtรฉ remplacรฉe par une aimable proximitรฉ. Nos braves populations sont les tรฉmoins et les premiers bรฉnรฉficiaires de cette mue comportementale, quโelles saluent avec beaucoup de gratitude. Et lโon sโรฉtonne quโen dรฉpit dโune certaine effervescence, le Cameroun soit, reste et demeure un havre de paix !!!
Capitaine vaisseau Cyrille Serge Atonfack Guemo chef de division de la communication du MINDEF

