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mercredi, juillet 29, 2026

Rose Angéline Nga, pionnière en uniforme : la première femme colonel de l’armée camerounaise

À quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes, focus sur une figure emblématique des forces de défense camerounaises : Rose Angéline Nga. Médecin pédiatre, spécialiste en urgence et réanimation néonatale, elle est entrée dans l’histoire le 1er janvier 2001 en devenant la première femme promue colonel dans l’armée camerounaise depuis l’indépendance.

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Blaise Ngagning Kiam
Blaise Ngagning Kiamhttps://leclaironcm.com
  Blaise Ngagning Kiam, né à Ngaoundal, est journaliste diplômé en métiers du journalisme et de la presse (Université de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numérique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours élogieux des citoyens.

Une vocation médicale au service de la Nation

Née en août 1956 au Cameroun, Rose Angéline Nga obtient son baccalauréat en 1978 au Collège Saint-Thérèse de Mva’a à Okola, dans le département de la Lékié. Elle poursuit ses études au Centre universitaire des sciences et de la santé (CUSS) de Yaoundé, aujourd’hui Faculté de médecine et des sciences biomédicales, où elle décroche un doctorat en médecine.

Très tôt, la jeune médecin nourrit une ambition peu commune : intégrer l’institution militaire, un univers alors largement dominé par les hommes. En 1985, elle réussit le concours d’entrée à l’EMIA, l’École militaire interarmées de Yaoundé. Elle fait partie des deux premières femmes admises cette année-là et sort parmi les trois majors de la promotion « Martin Paul Samba ».

Son choix n’est pas anodin. Il traduit une volonté ferme de servir la Nation autrement, en conjuguant discipline militaire et expertise médicale.

Une carrière bâtie sur l’excellence et la résilience

Après plusieurs années au ministère de la Défense comme chargée d’études, elle poursuit sa spécialisation à l’Université de Bordeaux. En 1994, elle devient pédiatre spécialisée en urgence et réanimation infantile et néonatale.

En 1997, elle est nommée chef de service de pédiatrie à l’hôpital militaire de Yaoundé et promue lieutenant-colonel. Quatre ans plus tard, le 1er janvier 2001, un décret présidentiel consacre son ascension : Rose Angéline Nga devient la première femme colonel de l’armée camerounaise.

La même année, elle est désignée médecin-chef de l’hôpital militaire de Garoua et chef de la troisième région de santé militaire. En 2009, elle prend les commandes de la première région de santé militaire à Yaoundé, confirmant son leadership et sa maîtrise des responsabilités stratégiques.

« Dame de fer » au cœur tendre

Surnommée « Dame de fer », elle incarne la rigueur et l’autorité attachées à la chaîne de commandement militaire. Pourtant, ceux qui la côtoient décrivent une femme humble, profondément croyante et attachée aux valeurs humaines.

Dans la région du Nord, où elle a supervisé trois régions sanitaires militaires, elle laisse une empreinte durable. Sans distinction de tribu ni de région, elle s’est imposée comme une source d’espoir pour des milliers de familles, alliant humanisme médical et discipline militaire.

Son parcours démontre que l’excellence n’a pas de genre et que la foi, la persévérance et le travail peuvent briser les plafonds les plus résistants.

Un symbole fort à l’approche du 8 mars

À l’heure où le Cameroun et le monde s’apprêtent à célébrer la Journée internationale des droits des femmes, le parcours de Rose Angéline Nga résonne comme un message puissant : les femmes ont toute leur place dans les sphères stratégiques de décision, y compris au sommet de l’armée.

Première femme colonel de l’armée camerounaise, première femme directrice de la santé militaire, première femme à diriger une région de santé militaire : son nom est désormais inscrit dans l’histoire nationale.

Plus qu’un grade, Rose Angéline Nga a conquis un symbole. Celui d’une génération de femmes qui avancent, parfois en silence, mais toujours avec détermination. Dans les casernes comme dans les hôpitaux militaires, son parcours rappelle qu’au-delà des galons, ce sont la compétence, le courage et l’intégrité qui font les véritables chefs.

Auteur/autrice

  • Blaise Ngagning Kiam

      Blaise Ngagning Kiam, né à Ngaoundal, est journaliste diplômé en métiers du journalisme et de la presse (Université de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numérique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours élogieux des citoyens.

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