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jeudi, juillet 30, 2026

Général Blaise Bénaé Mpécké : le gardien discret de la sécurité présidentielle

Dans l’ombre du pouvoir, certains hommes veillent sans bruit mais avec une détermination de fer. Le général de brigade Blaise Bénaé Mpécké fut de ceux-là. Officier du génie militaire, stratège discret et fidèle parmi les fidèles, il aura consacré l’essentiel de sa vie à la protection du chef de l’État, Paul Biya, dont il fut l’un des plus proches collaborateurs pendant plus de deux décennies.

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Blaise Ngagning Kiam
Blaise Ngagning Kiamhttps://leclaironcm.com
  Blaise Ngagning Kiam, né à Ngaoundal, est journaliste diplômé en métiers du journalisme et de la presse (Université de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numérique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours élogieux des citoyens.

Né en 1939 à Mboamanga, dans le département de l’Océan, ce fils du peuple Batanga appartient à cette génération d’officiers formés dans les premières années de l’indépendance du Cameroun. Il intègre en 1961 la deuxième promotion, baptisée « Réunification » de l’École Militaire Inter-Armées de Yaoundé. Deux ans plus tard, il en sort officier du génie militaire, prêt à servir la jeune armée nationale.

Son parcours se distingue très tôt par une double compétence rare : militaire et scientifique. Après une formation en France, notamment à Angers, il poursuit ses études à l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, dont il sort ingénieur. Capitaine, il prend ensuite la direction de la base du génie militaire de PK10 à Douala, où il démontre ses qualités d’organisateur et de bâtisseur.

  • Mais c’est au sommet de l’État que sa carrière prendra toute sa dimension. En 1983, alors qu’il porte le grade de commandant, Blaise Bénaé Mpécké est appelé à servir à l’État-major particulier du président de la République. Dans ce cercle restreint chargé de la sécurité et de l’appui stratégique au chef de l’État, il se distingue par sa loyauté absolue et sa rigueur. Ces qualités lui vaudront d’être nommé chef de cette structure hautement sensible, poste qu’il occupera jusqu’à sa disparition.

Son engagement se manifeste également lors de la tentative de coup d’État du 6 avril 1984, un épisode décisif de l’histoire politique camerounaise. À la tête d’un bataillon, l’officier participe activement à la riposte contre les putschistes. Cet épisode renforcera la confiance que lui accordera durablement le président Paul Biya.

Le 25 septembre 2001, par décret présidentiel, il est élevé au grade de général de brigade au titre de l’armée de terre, consacrant ainsi un parcours marqué par la fidélité, la discipline et le sens du devoir.

Discret par nature, le général Bénaé Mpécké n’était pas un homme de tribune. Il préférait l’efficacité silencieuse aux projecteurs. Pourtant, dans les couloirs du pouvoir comme dans son département natal de l’Océan, son influence était reconnue. Figure majeure du peuple Sawa et patriarche respecté des Batanga, il incarnait une autorité mêlant rigueur militaire et attachement aux traditions.

Le 3 janvier 2007, à Kribi, la mer qui borde sa terre natale sera le témoin de ses derniers instants. Alors qu’il séjourne dans la cité balnéaire pour célébrer le mariage de l’un de ses fils et les fêtes de fin d’année, le chef d’État-major particulier est victime d’un malaise après une baignade. Transporté à l’hôpital de district de Kribi, il s’éteint à l’âge de 68 ans.

Avec la disparition du général Blaise Bénaé Mpécké, l’armée camerounaise perd un officier de devoir et la présidence de la République un pilier de son dispositif sécuritaire. Derrière lui, il laisse une famille, une descendance et une empreinte durable dans l’histoire des hommes qui ont veillé, dans l’ombre, sur la stabilité de l’État.

Dans la tradition militaire, certains soldats écrivent leur légende par les batailles visibles. D’autres, comme le général Bénaé Mpécké, bâtissent la leur dans la discrétion du service et la fidélité à la mission. Des hommes de silence mais des sentinelles indispensables de la République.

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  • Blaise Ngagning Kiam

      Blaise Ngagning Kiam, né à Ngaoundal, est journaliste diplômé en métiers du journalisme et de la presse (Université de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numérique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours élogieux des citoyens.

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6 Commentaires

  1. Bravo mon Cher
    Je lis tes articles des que j’ai un peu de temps et je commence à sentir ton style s’installer dans dans l’univers du paysage journalistique actuel

    Beaucoup de courage

    • Merci beaucoup mon frère ! 🙏
      Tes mots me touchent profondément. Je suis heureux que mon style commence à se faire sentir et à trouver sa place dans le paysage journalistique.
      Ton soutien et tes encouragements me donnent encore plus de force pour continuer à écrire et à partager des histoires qui comptent.

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