Né le 3 août 1940 à Okala, dans le département de la Lékié (région du Centre), Camille Nkoa Atenga effectue ses études primaires à la mission catholique de Nlong avant de poursuivre son parcours scolaire au Collège Vogt, puis au lycée Joss de Douala, où il obtient son baccalauréat en 1961.
Animé par la vocation du service des armes, il intègre la prestigieuse École militaire interarmes de Yaoundé au sein de la promotion « Réunification ». À sa sortie, il entame une carrière militaire méthodique et exigeante, occupant successivement les fonctions de chef de section, commandant de compagnie, puis commandant de bataillon à Buea.
Officier reconnu pour sa rigueur et ses qualités pédagogiques, il est nommé en 1973 chef de division de la formation à l’EMIA, contribuant ainsi à former plusieurs générations d’officiers camerounais. Il occupe ensuite les fonctions stratégiques de chef du secrétariat militaire, au cœur de la gestion des carrières et de l’organisation des forces.
Sa carrière prend une dimension majeure lorsqu’il est promu général de brigade le 5 février 1993 et nommé commandant de la 2ᵉ région militaire à Douala. Le 25 septembre 2001, il accède au grade de général de division et est nommé chef d’état-major de l’Armée de terre, fonction qu’il occupera pendant près d’une décennie, de septembre 2001 à mars 2011, période au cours de laquelle il participe au renforcement de la professionnalisation et de la structuration de cette composante essentielle des Forces de défense camerounaises.
En mars 2011, au terme de ce long parcours au sommet du commandement militaire, il est admis en deuxième section, rejoignant ainsi le cercle des officiers généraux ayant servi durablement la République.
Mais Camille Nkoa Atenga ne fut pas seulement un homme d’armes. Il était également un intellectuel et un écrivain engagé, auteur de plusieurs essais sur les questions stratégiques et la place des armées africaines dans le monde contemporain. Parmi ses ouvrages figurent Réflexion sur la stratégie de défense en Afrique (1980) et L’Afrique face à la paix dans le monde (1987). Son œuvre romanesque comprend notamment L’Enfant de la révolte muette (1999), Malinda, l’amour sur fond de rêve brisé (2002), Le sorcier signe et persiste (2008), ainsi que Betayen je te hais et Kamerouna.
Soldat de devoir, officier rigoureux et homme de plume, le général de division Camille Nkoa Atenga laisse l’image d’un serviteur de l’État profondément attaché à la discipline, à la formation des hommes et à la réflexion stratégique.
Adieu, Général. Que le Dieu des Armées vous accueille dans la paix éternelle.

