Waza : le BIR monte en puissance face à la menace

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Blaise Ngagning Kiam
Blaise Ngagning Kiamhttps://leclaironcm.com
  Blaise Ngagning Kiam, né à Ngaoundal, est journaliste diplômé en métiers du journalisme et de la presse (Université de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numérique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours élogieux des citoyens.

À Waza, le front sécuritaire se durcit. Après les récentes attaques ayant provoqué l’arrivée de milliers de déplacés, l’État annonce un renforcement du dispositif militaire dans cette zone stratégique du bassin du lac Tchad. Le BIR Lac Tchad doit franchir un nouveau palier, avec des effectifs appelés à dépasser le millier d’hommes et une nouvelle caserne en perspective.

À Waza, le message porté lundi 28 septembre 2026 par le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, dépasse le cadre de l’assistance humanitaire. Face à une zone soumise depuis plusieurs années aux incursions des groupes armés, le dispositif sécuritaire s’apprête à changer d’échelle.

En déplacement conjoint avec le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, le MINDEF a annoncé une montée en puissance de la composante BIR Lac Tchad. Selon les éléments communiqués lors de la mission, ses effectifs, actuellement établis à environ 800 hommes, doivent prochainement dépasser le seuil du millier.

Cette évolution traduit la volonté de renforcer la présence des Forces de Défense dans une zone où les populations civiles demeurent exposées aux violences liées à l’insurrection dans le bassin du lac Tchad. La réponse ne repose toutefois pas uniquement sur les effectifs. À Waza, une nouvelle infrastructure militaire doit également voir le jour.

Une caserne doit être construite sur un terrain de deux hectares déjà budgétisé. Cette implantation doit contribuer à donner davantage de profondeur au dispositif militaire local et à consolider la présence des forces sur le terrain.

L’annonce intervient alors que Waza est devenue un point de regroupement pour des populations ayant fui les violences enregistrées dans plusieurs localités voisines. Des médias ont rapporté l’arrivée de familles déplacées après les attaques autour de Makary et Medouga.

L’équation posée aux autorités est donc désormais claire : empêcher que les zones affectées par les attaques ne deviennent des espaces de vulnérabilité durable. Le renforcement du BIR doit s’inscrire dans cette logique de contrôle, de surveillance et de protection des populations.

Sur le volet humanitaire, le couple présidentiel a parallèlement fait parvenir une aide spéciale aux victimes. Mille kits ont été distribués à des familles déplacées, pour un total annoncé de 5 000 bénéficiaires. Mais à Waza, l’enjeu dépasse désormais le seul secours d’urgence.

La mission gouvernementale s’est poursuivie ce mardi 29 septembre à Maroua avec une réunion de sécurité consacrée notamment aux comités de vigilance et à la mobilité des dispositifs de surveillance.

Dans le Logone-et-Chari, la réponse change donc de cadence : plus d’hommes, de nouvelles infrastructures et un dispositif appelé à gagner en mobilité. À Waza, le verrou sécuritaire commence à se renforcer.

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  • Blaise Ngagning Kiam

      Blaise Ngagning Kiam, né à Ngaoundal, est journaliste diplômé en métiers du journalisme et de la presse (Université de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numérique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours élogieux des citoyens.

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