Un enfant qui rêvait d’être militaire journaliste

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Blaise Ngagning Kiam
Blaise Ngagning Kiamhttps://leclaironcm.com
  Blaise Ngagning Kiam, né à Ngaoundal, est journaliste diplômé en métiers du journalisme et de la presse (Université de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numérique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours élogieux des citoyens.

Aujourd’hui, le Journal Le Clairon célèbre son premier anniversaire.

En soufflant cette première bougie, je ne peux m’empêcher de regarder le chemin parcouru et de rendre grâce à Dieu, car cette aventure n’est pas le fruit du hasard. Elle est l’aboutissement d’un rêve d’enfant, d’un parcours jalonné de rencontres providentielles et surtout de la volonté de Dieu qui a tout planifié.

Je suis fils de militaire. Je suis né à l’infirmerie de la garnison militaire du Centre de perfectionnement et d’entraînement des forces armées nationales (CPEFAN) de Ngaoundal. Dès l’âge de quatre ans, je nourrissais déjà le désir de faire carrière dans l’armée, à l’image de mon père, le Sergent-chef KIAM THOMAS, instructeur militaire dont l’exemple continue d’inspirer ma vie.

À six ans, je devenais un fidèle auditeur de l’émission « Honneur et Fidélité », diffusée chaque samedi sur le Poste National de la CRTV. Une émission qui m’a profondément marquée et que je continue d’écouter jusqu’à ce jour.

J’étais fasciné par la voix, l’éloquence et le professionnalisme du capitaine LÉANDRE EMMANUEL KEMEGNE, aujourd’hui colonel et affectueusement surnommé « le Serviteur des Serviteurs ». Plus tard, d’autres figures emblématiques m’ont également inspiré : le colonel DIDIER BADJECK, le capitaine de vaisseau CYRILLE SERGE ATONFACK GUEMO, LILIANE BATENG Houba, Frédéric Massogui, Luc Marc MAGUIACK, GERVAIS BETCHEM ou encore Ivonne ASONGALEM.

Mon admiration allait aussi à des officiers dont le charisme marquait les esprits. Je pense notamment au regretté chef de bataillon MARTIN TUMENTA CHOMOU, alors commandant du CPEFAN de Ngaoundal, devenu plus tard général de division, ainsi qu’au capitaine ROBERT NDEMA SIANG, aujourd’hui colonel à la retraite, dont l’élégance militaire impressionnait le jeune garçon que j’étais.

À l’âge de dix-sept ans, mon rêve était devenu plus précis : je voulais être journaliste militaire, à l’image du colonel LÉANDRE EMMANUEL KEMEGNE. Je n’ai malheureusement pas eu la chance de réussir le concours qui aurait pu me conduire sur cette voie.

Mais Dieu avait un autre plan.

Avec le recul, je comprends aujourd’hui que ce qui ressemblait à une déception n’était en réalité qu’une redirection divine. Dieu m’a conduit pas à pas vers ma véritable destinée.

Je remercie mon grand frère MARIUS KIAM qui a très tôt compris qu’il fallait orienter ma passion vers le journalisme professionnel. Son soutien m’a permis d’intégrer l’École Supérieure de Journalisme de Lille en 2020.

Je remercie également le directeur de publication L’ECHO DU TERROIR AUGUSTE BITAMBO qui m’a orienté vers le métier, DIDIER NDENGUE directeur de publication du journal numérique La Plume de l’Aigle qui m’a accueilli, formé et transmis les bases du journalisme, ainsi que la journaliste VALGADINE TONGA directeur de publication la voix du koat qui a rapidement décelé ma passion pour les questions militaires et m’a pratiquement conduit à créer un média spécialisé dans ce domaine.

Je n’oublie pas mes enseignants de l’Université de Douala qui ont contribué à ma formation et m’ont permis d’intégrer l’ESJ Lille. Parmi eux figurent notamment SYLVIE LARRIERE, THOMAS ATENGA, ACHILLE EBANA, LOUIS ROGER KEMAYOU, CAROLE YMELONG, CHARLES NFORGANG .

Je ne saurais poursuivre sans rendre un hommage particulier à Madame CLAIRE ÉMILIENNE TOKAM, mon enseignante de français en classe de sixième au Lycée de Japoma. Si aujourd’hui l’écriture est devenue mon outil de travail et ma vocation, c’est en grande partie grâce aux bases solides qu’elle m’a transmises. Par sa rigueur, son amour de la langue française et son exigence, elle a contribué à façonner le jeune élève que j’étais et, bien des années plus tard, le journaliste que je suis devenu. Chaque article que je publie porte, d’une certaine manière, une part de cet héritage qu’elle m’a légué.

Je pense également à Monsieur ROGER DOPGANG affectueusement appelé « Nicolas Boileau », mon enseignant de français en Terminale à l’Institut Saint-Louis, ainsi qu’à Monsieur TCHAMADEU, dit « Sophos », mon professeur de philosophie, qui m’a appris la réflexion, le discernement et l’esprit critique.

Ma gratitude va aussi à tous les enseignants qui ont jalonné mon parcours, de l’École Publique Groupe 1 de Ngaoundal au Collège Polyvalent Deo Gratias, en passant par le Lycée de Japoma, l’Institut Saint-Louis, l’Université de Douala et l’ESJ Lille.

Je voudrais également saluer les journalistes qui ont contribué à ma formation intellectuelle et professionnelle à travers leurs productions : ALAIN FOKA avec son émission « Médias d’Afrique », DENIS KOUEBO et HAMAN MANA.

Le nom « LE CLAIRON » n’a pas été choisi par hasard. Dans les armées, le clairon est un instrument qui rassemble. Lorsqu’il résonne, les soldats se regroupent autour d’un même appel.

Aujourd’hui encore, telle est notre mission : rassembler autour de l’information, de la mémoire nationale, du patriotisme et de la valorisation de celles et ceux qui servent notre pays.

Enfant, je rêvais d’être militaire journaliste.

Aujourd’hui, adulte, je suis journaliste spécialisé dans le métier des armes.

Je mesure chaque jour la grâce que représente cette réalité.

Je remercie mon père, le Sergent-chef KIAM THOMAS, rappelé à Dieu en 2013, ainsi que ma mère MADJEM YVONNE, pour leur amour, leurs sacrifices et les valeurs qu’ils m’ont transmises.

Je remercie également tous ceux qui nous soutiennent de près ou de loin, ceux qui lisent nos articles, les partagent, les commentent, nous conseillent ou nous critiquent Chacun contribue à sa manière à la construction du Journal LE CLAIRON.

Comme le disait le colonel LÉANDRE EMMANUEL KEMEGNE à la fin de l’émission « Honneur et Fidélité » :

« Si vous avez aimé, allez le dire aux autres et, au cas échéant, venez nous voir, car à Honneur et Fidélité, c’est votre fidélité qui nous honore. »

À mon tour, je vous adresse ce message :

Si vous aimez les contenus du Journal Le Clairon, allez le dire aux autres et partagez-les autour de vous. Au cas échéant, venez nous voir ou écrivez-nous. Car au Journal Le Clairon, c’est grâce à vous que l’écho de nos écrits résonne à travers le monde.

À Dieu soit toute la gloire pour cette première année d’existence.

Merci pour votre confiance.

Que Dieu vous bénisse abondamment.

À nous revoir.

Blaise Ngagning Kiam

Fondateur et Directeur de publication du Journal LE CLAIRON

Auteur/autrice

  • Blaise Ngagning Kiam

      Blaise Ngagning Kiam, né à Ngaoundal, est journaliste diplômé en métiers du journalisme et de la presse (Université de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numérique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours élogieux des citoyens.

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9 Commentaires

  1. Joyeux anniversaire… beaucoup de courage dans ce chemin laborieux.le journalisme est de loin un métier noble,mais trouver des journalistes vêtus de probité c’est assez difficile de nos jours… »j’ai espoir qu’avec travail et le sérieux le meilleur reste à venir… »

    *Vivement que le clairon devienne une vitrine respectée dans l’univers de la presse,mais encore plus qu’il contribue à entretenir la mémoire de toutes ces personnes qui ont servi avec dévouement dans l’armée de notre nation

  2. Wouah quelle prestation, quelle bravoure et quelle lucidité dans le langage de Molière.
    Courage courage courage à toi dont le destin y était déjà dès ta tendre enfance et font tu ne t’es point détourner. Merci également de penser à toutes ces personnes qui ont fait, qui font et qui continuerons de t’accompagner dans tes œuvres.
    Bon vent. Clairon en avant

    • Merci beaucoup pour ce message chaleureux.
      Ton soutien et ces mots d’encouragement donnent de la force pour continuer à avancer avec sérieux et détermination. Rien de grand ne se construit seul, et chaque appui compte dans ce cheminement.
      Le travail continue, avec constance et humilité, pour faire vivre cette vision et honorer ceux qui y croient.
      Merci encore pour la confiance. Bon vent à toi aussi.

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