Âgée de 33 ans, le sergent chef Adji Maïdougou Chanceline incarne une trajectoire remarquable au croisement du devoir militaire, de la santé et de l’excellence sportive. Mariée, mesurant 1,65 m, elle s’impose par une rigueur professionnelle et une humilité qui caractérisent les serviteurs discrets mais essentiels de la Nation.
Originaire de Ngaoundal, elle obtient son BEPC en 2011 au Lycée de Ngaoundal. Très tôt, elle s’inscrit dans une voie qui, au sein de la famille MAÏDOUGOU, relève presque de l’héritage : l’Armée. Elle intègre les Forces de Défense le 22 mars 2013, par voie de recrutement ordinaire, animée par la volonté de servir et de faire honneur à cet engagement familial.
La santé militaire, un choix de cœur
Adji Maïdougou fait le choix de la Santé militaire, une orientation profondément marquée par une épreuve personnelle : la maladie de sa grande sœur. Désireuse de mieux comprendre son état de santé et nourrissant l’espoir de trouver une solution, elle s’investit pleinement dans sa formation. Malheureusement, sa sœur décède avant l’achèvement de ce parcours. Une douleur qui, loin de l’abattre, renforce son sens du devoir et son humanité dans l’exercice de sa profession.
Sur le plan des qualifications, elle est titulaire des CAT1, CAT2, CAT3 Interarmées ainsi que du BS1 Santé, des compétences qui consolident son profil de militaire soignante engagée et respectée.
Le sport comme discipline de vie
Parallèlement à sa carrière militaire, le sport occupe une place centrale dans sa vie. Elle le pratique depuis sa tendre enfance, convaincue que, chez les MAÏDOUGOU, le sport est un caractère presque héréditaire.
Arbitre de haut niveau, elle souligne avec humilité qu’elle n’a pas choisi d’être Arbitre FIFA, mais qu’elle y est parvenue grâce au travail, à la confiance de la Commission centrale de l’arbitrage, et surtout, précise-t-elle, par la grâce de Dieu, qu’elle décrit comme « le Dieu des orphelins ».
Reconnaissance à la hiérarchie
Actuellement en service dans la Santé militaire, Adji Maïdougou Chanceline tient à exprimer sa reconnaissance à ses chefs utilisateurs, notamment le Colonel Médecin, commandant le Secteur militaire de Santé n°7, ainsi que le Surveillant général du Centre médical de secteur n°7. Leur accompagnement et leurs encouragements, souligne-t-elle, lui permettent de pratiquer librement le sport tout en assumant pleinement ses responsabilités professionnelles.
Ambitions et projection
Concernant l’évolution de sa carrière militaire, elle reste fidèle à sa foi et à la discipline de l’institution :« Le grade à atteindre, c’est Dieu qui décide, et c’est aussi à l’appréciation de la hiérarchie. Pourquoi pas officier supérieur des Armées ? »
Épouse d’un chirurgien, elle projette, notamment à l’horizon de la retraite, la création d’un ou de plusieurs centres de santé, afin de continuer à servir la société camerounaise autrement.
Sur le plan sportif, l’objectif demeure clair : se maintenir au plus haut niveau, continuer à travailler et devenir une référence pour les jeunes, à l’image de celles qui l’ont inspirée, notamment Atezambong Carine.
Des valeurs comme boussole
Parmi les qualités qui la définissent, Adji Maïdougou Chanceline cite sans détour le moral, le sens des responsabilités, l’humilité et surtout le travail. Des valeurs qui résument parfaitement un parcours fait d’abnégation, de constance et de foi.
À travers ce portrait, Le Clairon met en lumière une femme militaire dont le cheminement honore à la fois l’institution, le sport camerounais et la Nation tout entière.


Bravo mon épouse que continue a t’élever dans les hauteurs au delà de tes attentes
♥️♥️♥️♥️