Une vocation nourrit depuis l’ enfance
Né le 23 janvier 1975 à Koutaba, dans l’actuelle région de l’Ouest, Basile Souloukna ngrassou est le fils de l’adjudant-chef Ngrassou. Dès son jeune âge, il développe une passion pour les appareils volants, une fascination qui le conduira plus tard à embrasser une carrière dans l’Armée de l’air.
Il intègre les Forces armées camerounaises en 1997, comme simple recrue. Mesurant 1,80 mètre, rigoureux, discipliné et curieux, il gravit un à un les échelons jusqu’à devenir lieutenant. Entre-temps, il se spécialise dans la maintenance aéronautique et la technologie de pointe, puis poursuit sa formation à l’ académie royale de l’ air du Maroc, où il se perfectionne dans le pilotage et le dépannage des avions de guerre.
L’ allié indéfectible du général Kodji Jacob
Affecté à la base aérienne 101 de Yaoundé en tant que technicien électronique, il se distingue par sa compétence, sa ponctualité et son esprit de service. Des qualités qui attirent l’attention du général de général Jacob kodji, en quête d’un homme de confiance pour l’épauler dans les missions périlleuses du Grand Nord.
À la demande du général, il est muté à la 4e RMIA. Très vite, il devient bien plus qu’un technicien : copilote, dépanneur, conseiller, porte-fanion et confident. Les deux hommes forment un tandem inséparable, sur le terrain comme dans la vie privée. Il est même considéré comme un membre à part entière de la famille kodji.
Un exemple pour les générations futures
Peu avant sa mort, le capitaine Souloukna prodiguait encore des conseils aux jeunes soldats déployés sur le front contre Boko Haram :
« La patrie sera reconnaissante… le travail est presque arrivé à son terme », témoigne un jeune soldat. Il aimait également répéter, dans un sourire combatif :
« Nous allons les écraser comme des mouches »
Des paroles pleines d’espoir et de conviction, qui continuent d’inspirer ceux qui ont croisé sa route.
Le clash d’ hélicoptère et l’ hommage de la nation
Le dimanche 22 janvier 2017, l’hélicoptère transportant le le général Jacob kodji et son équipe s’écrase près de Bogo, lors d’une mission de reconnaissance. C’est la population locale qui donne l’alerte. Le lieutenant Souloukna fait partie des victimes.
Reconnaissante, la République lui rend hommage quelques jours plus tard. Le président de la République le promeut capitaine à titre posthume et lui décerne la Croix de la Valeur militaire.
Un souvenir impérissable
Pour ses frères d’armes, il restera à jamais un soldat complet, respectueux, serviable, toujours prêt à servir, de jour comme de nuit. Pour la famille kodji, il était un fils adoptif, aimé et apprécié de tous.
Le capitaine Basile Souloukna ngrassou n’est plus. Mais son souvenir plane, tel un aigle protecteur, au-dessus de ceux qui poursuivent le combat.

