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mardi, juin 2, 2026

PROJET EDITORIAL H&F DU SAMEDI 28 JUIN 2025 Honneur et fidélité du samedi 28 juin 2025 Paix et sécurité au Cameroun : professionalisme et humanisme des forces de défense 

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Blaise Ngagning Kiam
Blaise Ngagning Kiamhttps://leclaironcm.com
  Blaise Ngagning Kiam, né à Ngaoundal, est journaliste diplômé en métiers du journalisme et de la presse (Université de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numérique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours élogieux des citoyens.

 

« Les autorités camerounaises doivent de toute urgence renforcer leur protection dans les zones affectées, et ceci dans le respect des droits humains et du droit international humanitaire ». Nous sommes le mercredi 11 décembre 2019, et la déclaration est de Madame Samira Daoud, alors directrice régionale par intérim pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty International. Une organisation que nul ne saurait soupçonner d’avoir des atomes crochus avec le Cameroun.

 

Nos pouvoirs publics venaient de procéder à un resserrement du maillage sécuritaire, particulièrement autour des édifices publics, les installations sensibles, des infrastructures d’une importance avérée, ainsi que des axes routiers dans les zones affectées par le fléau terroriste.

 

Une prise de responsabilités qui va provoquer un tintamarre de protestations, des voix rivalisant de superlatifs pour dénoncer les unes la sécurisation, les autres la surmilitarisation des régions concernées, sans cependant se montrer capables de révéler le volume des personnels déployés, ni même l’effectif d’un bataillon. D’autres voix iront jusqu’à préconiser le retrait des forces de maintien de l’ordre, présentées pour être des forces d’occupation. Mais manifestement, ce qui semblait excessif pour d’aucuns, était plutôt insuffisant pour d’autres.

 

Dans le train des mesures édictées pour la circonstance, et au regard de l’ambition manifeste des terroristes d’en interdire le fonctionnement, les établissements scolaires avaient eux-aussi bénéficié du déploiement d’un cordon sécuritaire. Bien qu’opportune et salutaire à tous égards, l’initiative gouvernementale va pourtant cristalliser l’hostilité de curieux experts polémologues et stratégistes, lesquels, par malveillance ou pure naïveté, vont estimer que cela ferait de ces écoles des cibles militaires qu’il deviendrait dès lors légitime d’attaquer.

 

Un encouragement à peine voilé aux obscurantistes qui ne se feront pas prier pour mettre l’école à feu et à sang. Les tragédies anciennement survenues dans les écoles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest l’attestent.

 

Mais alors qu’ils en auront fait l’objet de toutes leurs attaques diffamatoires, voici que ces mêmes experts pourfendeurs, comme soudainement touchés par la grâce, vont conseiller à ces mêmes pouvoirs publics, et de la manière la plus péremptoire qui soit, de procéder à la décimation des espèces végétales, via le déversement de substances chimiques défoliantes sur les forêts du Nord-Ouest ou du Sud-Ouest, dans l’optique d’en débusquer les terroristes.

 

Un revirement brutal qui ne manqua pas alors de susciter la méfiance. A l’examen en effet, ce raisonnement aux apparences anodines, cachait pourtant un redoutable piège, car il s’agissait, ni plus ni moins, de répondre au terrorisme homicidaire des hors-la-loi, par un terrorisme environnemental étatique.

 

Pour un Etat comme celui du Cameroun respectueux de sa mission de sécurisation nationale et de ses engagements internationaux de paix globale et de respect des droits humains, la seule idée de devoir bombarder les enclaves refuges terroristes, détruire des forêts, donc d’affecter durablement les écosystèmes locaux et la santé de plusieurs générations d’humains était, demeure et restera totalement irrecevable.

 

Bien entendu, tant que la sérénité des populations et la paix du pays seront mis à mal par l’ennemi, nos pouvoirs publics n’auront de cesse de réfléchir aux mesures les plus adaptées pour mettre un terme définitif aux perturbations. Des mesures qui toutefois, seront respectueuses autant de la vie humaine que de la nature. Nos Forces de Défense et de Sécurité s’acquitteront de ce noble devoir, avec professionnalisme et humanité. Point ne sera question de zone grise en territoire camerounais, ni d’emploi excessif de la force, encore moins de terre brûlée. /-

Capitaine de vaisseau Cyrille Serge Atonfack Guemo, chef de la division de la communication – MINDEF

Auteur/autrice

  • Blaise Ngagning Kiam

      Blaise Ngagning Kiam, né à Ngaoundal, est journaliste diplômé en métiers du journalisme et de la presse (Université de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numérique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours élogieux des citoyens.

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PROJET EDITORIAL H&F DU SAMEDI 28 JUIN 2025 𝐏𝐚𝐢𝐱 𝐞𝐭 𝐒𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 : 𝐏𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐞𝐭 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐧𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐃𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞 « Les autorités camerounaises doivent de toute urgence renforcer leur protection dans les zones affectées, et ceci dans le respect des droits humains et du droit international humanitaire ». Nous sommes le mercredi 11 décembre 2019, et la déclaration est de Madame Samira Daoud, alors directrice régionale par intérim pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty International. Une organisation que nul ne saurait soupçonner d’avoir des atomes crochus avec le Cameroun. Nos pouvoirs publics venaient de procéder à un resserrement du maillage sécuritaire, particulièrement autour des édifices publics, les installations sensibles, des infrastructures d’une importance avérée, ainsi que des axes routiers dans les zones affectées par le fléau terroriste. Une prise de responsabilités qui va provoquer un tintamarre de protestations, des voix rivalisant de superlatifs pour dénoncer les unes la sécurisation, les autres la surmilitarisation des régions concernées, sans cependant se montrer capables de révéler le volume des personnels déployés, ni même l’effectif d’un bataillon. D’autres voix iront jusqu’à préconiser le retrait des forces de maintien de l’ordre, présentées pour être des forces d’occupation. Mais manifestement, ce qui semblait excessif pour d’aucuns, était plutôt insuffisant pour d’autres. Dans le train des mesures édictées pour la circonstance, et au regard de l’ambition manifeste des terroristes d’en interdire le fonctionnement, les établissements scolaires avaient eux-aussi bénéficié du déploiement d’un cordon sécuritaire. Bien qu’opportune et salutaire à tous égards, l’initiative gouvernementale va pourtant cristalliser l’hostilité de curieux experts polémologues et stratégistes, lesquels, par malveillance ou pure naïveté, vont estimer que cela ferait de ces écoles des cibles militaires qu’il deviendrait dès lors légitime d’attaquer. Un encouragement à peine voilé aux obscurantistes qui ne se feront pas prier pour mettre l’école à feu et à sang. Les tragédies anciennement survenues dans les écoles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest l’attestent. Mais alors qu’ils en auront fait l’objet de toutes leurs attaques diffamatoires, voici que ces mêmes experts pourfendeurs, comme soudainement touchés par la grâce, vont conseiller à ces mêmes pouvoirs publics, et de la manière la plus péremptoire qui soit, de procéder à la décimation des espèces végétales, via le déversement de substances chimiques défoliantes sur les forêts du Nord-Ouest ou du Sud-Ouest, dans l’optique d’en débusquer les terroristes. Un revirement brutal qui ne manqua pas alors de susciter la méfiance. A l’examen en effet, ce raisonnement aux apparences anodines, cachait pourtant un redoutable piège, car il s’agissait, ni plus ni moins, de répondre au terrorisme homicidaire des hors-la-loi, par un terrorisme environnemental étatique. Pour un Etat comme celui du Cameroun respectueux de sa mission de sécurisation nationale et de ses engagements internationaux de paix globale et de respect des droits humains, la seule idée de devoir bombarder les enclaves refuges terroristes, détruire des forêts, donc d’affecter durablement les écosystèmes locaux et la santé de plusieurs générations d’humains était, demeure et restera totalement irrecevable. Bien entendu, tant que la sérénité des populations et la paix du pays seront mis à mal par l’ennemi, nos pouvoirs publics n’auront de cesse de réfléchir aux mesures les plus adaptées pour mettre un terme définitif aux perturbations. Des mesures qui toutefois, seront respectueuses autant de la vie humaine que de la nature. Nos Forces de Défense et de Sécurité s’acquitteront de ce noble devoir, avec professionnalisme et humanité. Point ne sera question de zone grise en territoire camerounais, ni d’emploi excessif de la force, encore moins de terre brûlée. /-
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