Selon les témoignages recueillis sur place par Le Clairon, les perturbations auraient commencé pendant une pluie, lorsque la tension électrique serait brusquement montée dans plusieurs habitations du quartier.
Depuis cet incident, plusieurs maisons restent privées d’électricité, tandis que d’autres habitants refusent désormais d’allumer leurs installations par peur d’un incendie.
« Dès qu’on allume, le fil relié au compteur chauffe dangereusement », confie un riverain.
Dans certaines concessions, des ampoules économiques auraient explosé, tandis que plusieurs appareils domestiques auraient été endommagés par la surtension.
Des compteurs affichant “U = 400”
Sur place, Le Clairon a pu constater que certains compteurs affichaient la mention “U = 400”, signe d’une tension électrique anormalement élevée pour des installations domestiques.
Des vidéos filmées par des habitants montrent également plusieurs anomalies observées dans les maisons touchées.
Normalement, les habitations fonctionnent autour de 220 volts. Une tension proche de 400 volts peut entraîner la destruction d’équipements électriques et représenter un risque sérieux pour les ménages.
Une situation qui se répète depuis plusieurs semaines
Les habitants affirment que ce n’est pas la première fois que ce phénomène se produit dans cette partie de Nyalla.
Selon plusieurs familles, des incidents similaires seraient survenus presque chaque semaine durant le dernier mois. Lorsque les surtensions apparaissent, les coupures peuvent durer entre deux et quatre jours.
Malgré plusieurs démarches entreprises auprès des services compétents, les populations disent ne toujours pas avoir reçu d’explication claire.
« On nous demande simplement de patienter », déplore un habitant du quartier.
Des dispositifs de protection absents dans plusieurs maisons
Un électricien rencontré dans la zone explique que plusieurs ménages ne possèdent pas de dispositifs de protection contre les surtensions, notamment des parafoudres ou stabilisateurs de tension.
Selon ce technicien, cet équipement, vendu autour de 15 000 FCFA, permettrait de réduire les dégâts causés par les fortes variations de courant.
Il ajoute également que plusieurs habitations utilisent encore les nouveaux compteurs installés à l’époque de ENEO Cameroon, conçus pour se couper automatiquement lorsqu’ils détectent une anomalie importante sur le réseau.
Les habitants réclament une intervention urgente
À Petit Bonanjo, la peur gagne progressivement plusieurs familles, qui préfèrent laisser leurs appareils débranchés pour éviter de nouveaux dégâts.
Face à cette situation, les populations demandent une intervention rapide des autorités compétentes afin d’identifier l’origine exacte des surtensions et de sécuriser durablement le réseau électrique du quartier.
Pour les habitants, cette crise dépasse désormais le simple cadre des coupures d’électricité et devient une véritable question de sécurité publique.

