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mardi, juin 2, 2026

PROJET EDITORIAL H&F DU SAMEDI 28 JUIN 2025 đđšđąđ± 𝐞𝐭 đ’đžÌđœđźđ«đąđ­đžÌ 𝐚𝐼 đ‚đšđŠđžđ«đšđźđ§ : đđ«đšđŸđžđŹđŹđąđšđ§đ§đšđ„đąđŹđŠđž 𝐞𝐭 𝐡𝐼𝐩𝐚𝐧𝐱𝐬𝐩𝐞 đŸđšđ«đœđžđ§đžÌ 𝐝𝐞𝐬 đ…đšđ«đœđžđŹ 𝐝𝐞 đƒđžÌđŸđžđ§đŹđž « Les autoritĂ©s camerounaises doivent de toute urgence renforcer leur protection dans les zones affectĂ©es, et ceci dans le respect des droits humains et du droit international humanitaire ». Nous sommes le mercredi 11 dĂ©cembre 2019, et la dĂ©claration est de Madame Samira Daoud, alors directrice rĂ©gionale par intĂ©rim pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty International. Une organisation que nul ne saurait soupçonner d’avoir des atomes crochus avec le Cameroun. Nos pouvoirs publics venaient de procĂ©der Ă  un resserrement du maillage sĂ©curitaire, particuliĂšrement autour des Ă©difices publics, les installations sensibles, des infrastructures d’une importance avĂ©rĂ©e, ainsi que des axes routiers dans les zones affectĂ©es par le flĂ©au terroriste. Une prise de responsabilitĂ©s qui va provoquer un tintamarre de protestations, des voix rivalisant de superlatifs pour dĂ©noncer les unes la sĂ©curisation, les autres la surmilitarisation des rĂ©gions concernĂ©es, sans cependant se montrer capables de rĂ©vĂ©ler le volume des personnels dĂ©ployĂ©s, ni mĂȘme l’effectif d’un bataillon. D’autres voix iront jusqu’à prĂ©coniser le retrait des forces de maintien de l’ordre, prĂ©sentĂ©es pour ĂȘtre des forces d’occupation. Mais manifestement, ce qui semblait excessif pour d’aucuns, Ă©tait plutĂŽt insuffisant pour d’autres. Dans le train des mesures Ă©dictĂ©es pour la circonstance, et au regard de l’ambition manifeste des terroristes d’en interdire le fonctionnement, les Ă©tablissements scolaires avaient eux-aussi bĂ©nĂ©ficiĂ© du dĂ©ploiement d’un cordon sĂ©curitaire. Bien qu’opportune et salutaire Ă  tous Ă©gards, l’initiative gouvernementale va pourtant cristalliser l’hostilitĂ© de curieux experts polĂ©mologues et stratĂ©gistes, lesquels, par malveillance ou pure naĂŻvetĂ©, vont estimer que cela ferait de ces Ă©coles des cibles militaires qu’il deviendrait dĂšs lors lĂ©gitime d’attaquer. Un encouragement Ă  peine voilĂ© aux obscurantistes qui ne se feront pas prier pour mettre l’école Ă  feu et Ă  sang. Les tragĂ©dies anciennement survenues dans les Ă©coles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest l’attestent. Mais alors qu’ils en auront fait l’objet de toutes leurs attaques diffamatoires, voici que ces mĂȘmes experts pourfendeurs, comme soudainement touchĂ©s par la grĂące, vont conseiller Ă  ces mĂȘmes pouvoirs publics, et de la maniĂšre la plus pĂ©remptoire qui soit, de procĂ©der Ă  la dĂ©cimation des espĂšces vĂ©gĂ©tales, via le dĂ©versement de substances chimiques dĂ©foliantes sur les forĂȘts du Nord-Ouest ou du Sud-Ouest, dans l’optique d’en dĂ©busquer les terroristes. Un revirement brutal qui ne manqua pas alors de susciter la mĂ©fiance. A l’examen en effet, ce raisonnement aux apparences anodines, cachait pourtant un redoutable piĂšge, car il s’agissait, ni plus ni moins, de rĂ©pondre au terrorisme homicidaire des hors-la-loi, par un terrorisme environnemental Ă©tatique. Pour un Etat comme celui du Cameroun respectueux de sa mission de sĂ©curisation nationale et de ses engagements internationaux de paix globale et de respect des droits humains, la seule idĂ©e de devoir bombarder les enclaves refuges terroristes, dĂ©truire des forĂȘts, donc d’affecter durablement les Ă©cosystĂšmes locaux et la santĂ© de plusieurs gĂ©nĂ©rations d’humains Ă©tait, demeure et restera totalement irrecevable. Bien entendu, tant que la sĂ©rĂ©nitĂ© des populations et la paix du pays seront mis Ă  mal par l’ennemi, nos pouvoirs publics n’auront de cesse de rĂ©flĂ©chir aux mesures les plus adaptĂ©es pour mettre un terme dĂ©finitif aux perturbations. Des mesures qui toutefois, seront respectueuses autant de la vie humaine que de la nature. Nos Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ© s’acquitteront de ce noble devoir, avec professionnalisme et humanitĂ©. Point ne sera question de zone grise en territoire camerounais, ni d’emploi excessif de la force, encore moins de terre brĂ»lĂ©e. /-

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Blaise Ngagning Kiam
Blaise Ngagning Kiamhttps://leclaironcm.com
  Blaise Ngagning Kiam, nĂ© Ă  Ngaoundal, est journaliste diplĂŽmĂ© en mĂ©tiers du journalisme et de la presse (UniversitĂ© de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numĂ©rique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours Ă©logieux des citoyens.

 

Nos pouvoirs publics venaient de procĂ©der Ă  un resserrement du maillage sĂ©curitaire, particuliĂšrement autour des Ă©difices publics, les installations sensibles, des infrastructures d’une importance avĂ©rĂ©e, ainsi que des axes routiers dans les zones affectĂ©es par le flĂ©au terroriste.

 

Une prise de responsabilitĂ©s qui va provoquer un tintamarre de protestations, des voix rivalisant de superlatifs pour dĂ©noncer les unes la sĂ©curisation, les autres la surmilitarisation des rĂ©gions concernĂ©es, sans cependant se montrer capables de rĂ©vĂ©ler le volume des personnels dĂ©ployĂ©s, ni mĂȘme l’effectif d’un bataillon. D’autres voix iront jusqu’à prĂ©coniser le retrait des forces de maintien de l’ordre, prĂ©sentĂ©es pour ĂȘtre des forces d’occupation. Mais manifestement, ce qui semblait excessif pour d’aucuns, Ă©tait plutĂŽt insuffisant pour d’autres.

 

Dans le train des mesures Ă©dictĂ©es pour la circonstance, et au regard de l’ambition manifeste des terroristes d’en interdire le fonctionnement, les Ă©tablissements scolaires avaient eux-aussi bĂ©nĂ©ficiĂ© du dĂ©ploiement d’un cordon sĂ©curitaire. Bien qu’opportune et salutaire Ă  tous Ă©gards, l’initiative gouvernementale va pourtant cristalliser l’hostilitĂ© de curieux experts polĂ©mologues et stratĂ©gistes, lesquels, par malveillance ou pure naĂŻvetĂ©, vont estimer que cela ferait de ces Ă©coles des cibles militaires qu’il deviendrait dĂšs lors lĂ©gitime d’attaquer.

 

Un encouragement Ă  peine voilĂ© aux obscurantistes qui ne se feront pas prier pour mettre l’école Ă  feu et Ă  sang. Les tragĂ©dies anciennement survenues dans les Ă©coles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest l’attestent.

 

Mais alors qu’ils en auront fait l’objet de toutes leurs attaques diffamatoires, voici que ces mĂȘmes experts pourfendeurs, comme soudainement touchĂ©s par la grĂące, vont conseiller Ă  ces mĂȘmes pouvoirs publics, et de la maniĂšre la plus pĂ©remptoire qui soit, de procĂ©der Ă  la dĂ©cimation des espĂšces vĂ©gĂ©tales, via le dĂ©versement de substances chimiques dĂ©foliantes sur les forĂȘts du Nord-Ouest ou du Sud-Ouest, dans l’optique d’en dĂ©busquer les terroristes.

 

Un revirement brutal qui ne manqua pas alors de susciter la mĂ©fiance. A l’examen en effet, ce raisonnement aux apparences anodines, cachait pourtant un redoutable piĂšge, car il s’agissait, ni plus ni moins, de rĂ©pondre au terrorisme homicidaire des hors-la-loi, par un terrorisme environnemental Ă©tatique.

 

Pour un Etat comme celui du Cameroun respectueux de sa mission de sĂ©curisation nationale et de ses engagements internationaux de paix globale et de respect des droits humains, la seule idĂ©e de devoir bombarder les enclaves refuges terroristes, dĂ©truire des forĂȘts, donc d’affecter durablement les Ă©cosystĂšmes locaux et la santĂ© de plusieurs gĂ©nĂ©rations d’humains Ă©tait, demeure et restera totalement irrecevable.

 

Bien entendu, tant que la sĂ©rĂ©nitĂ© des populations et la paix du pays seront mis Ă  mal par l’ennemi, nos pouvoirs publics n’auront de cesse de rĂ©flĂ©chir aux mesures les plus adaptĂ©es pour mettre un terme dĂ©finitif aux perturbations. Des mesures qui toutefois, seront respectueuses autant de la vie humaine que de la nature. Nos Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ© s’acquitteront de ce noble devoir, avec professionnalisme et humanitĂ©. Point ne sera question de zone grise en territoire camerounais, ni d’emploi excessif de la force, encore moins de terre brĂ»lĂ©e. /-

Capitaine de vaisseau Cyrille Serge Atonfack Guemo, chef de la division de la communication – Mindef lo

Auteur/autrice

  • Blaise Ngagning Kiam

      Blaise Ngagning Kiam, nĂ© Ă  Ngaoundal, est journaliste diplĂŽmĂ© en mĂ©tiers du journalisme et de la presse (UniversitĂ© de Lille, France). Depuis 2021, il est actif dans la presse numĂ©rique au Cameroun et fondateur du journal Le Clairon, qui valorise la bravoure des militaires et les parcours Ă©logieux des citoyens.

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