Tout est parti de vidéos circulant sur TikTok dans lesquelles un groupe de jeunes exhibait des attitudes jugées menaçantes, affichant une volonté de nuisance à l’endroit des populations de certains quartiers de la capitale, notamment Mvan et Nkolbisson, dans la ville de Yaoundé.
Face à la montée des inquiétudes et à plusieurs dénonciations, la Gendarmerie Nationale du Cameroun a ouvert une enquête. Sous la conduite de l’Adjudant-chef-major OTABELA NKE Merlin, commandant la brigade de Nkolbisson, les investigations ont permis d’identifier puis d’interpeller trois présumés auteurs le lundi 1er juin 2026.
Selon les éléments recueillis, le groupe serait impliqué dans des actes d’agression, de braquage et de consommation de substances psychotropes. L’enquête se poursuit afin de remonter l’ensemble du réseau et d’identifier d’éventuels complices.
Les autorités locales rappellent que les réseaux sociaux ne constituent pas un espace d’impunité et que toute publication incitant à la violence ou à l’insécurité peut entraîner des poursuites judiciaires.
Dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient rapidement les comportements à risque, les forces de sécurité insistent sur la responsabilité numérique des jeunes. À Yaoundé comme ailleurs, la frontière entre virtualité et réalité judiciaire est désormais inexistante : chaque acte en ligne peut avoir des conséquences bien réelles.

